r/Poesie • u/Craft2025 • 7h ago
r/Poesie • u/quatrainsix • 48m ago
Au fond de l'allée (à partir d'un tableau)
Au milieu de l’allée
Frappée de douces nuées orange,
Mes yeux enchantés mangent
Ces quelques lueurs ensoleillées.
Les arbres se dressent fièrement,
Touffus et cuivrés, royaux.
Mais de leurs troncs j’extrairai les boyaux,
Prévoyant le retour d’un indésirable manteau blanc.
Leur épaisse chair deviendra d’immenses clôtures,
Protectrices de mes poules contre les renards affamés,
Permettant enfin de multiples pondaisons en lieu sûr.
Je salive à l’anticipation de tant de mets parfumés.
De ma maisonnette, tout au fond, s’échappera
Une délicieuse odeur de champignons, d’oignons
Et de divines soupes chaudes aux potimarrons,
Tandis que mon fidèle matou chassera chaque rat.
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Écriture à partir du tableau Allée en automne - Vincent Van Gogh (1884), où la contrainte d'écriture était assez libre, tant que la production était liée au tableau.

r/Poesie • u/Same-Picture2442 • 4h ago
Quatre Coups de Couteaux
Quatre coups de couteaux vous blessent la poitrine,
De long fleuves bordeaux traversent votre torse,
Leurs sources béantes vous enlèvent vos forces,
Le quatrième coup a traversé l'échine.
L'homme responsable vous regarde, accroupi,
Il semble mal en point de vous voir tant souffrir
Il semble lui aussi sur le point de mourir.
Vous le reconnaissez, dans son état croupi
Coupable et victime, le tueur devant vous
Forme un lac morbide avec vos fleuves rouges,
Immobile, étonné, jamais il ne bouge,
Ses vérités cachées sans broncher il avoue.
Tendant sa main tremblante au toucher d'un tiroir,
Le lecteur espère pouvoir sortir indemne
Ne voulant pas savoir où tout cela le mène.
Le lecteur, effaré, se voit dans le miroir.
Alexandre Rativaux
r/Poesie • u/Monimmo7 • 5h ago
Grand écart
Juste un petit brin de lumière, une petite tache au niveau du pôle sud ; un souvenir avant le souvenir ; le souvenir de rien quand il n’y a plus personne pour se souvenir ; et la Terre sera disparue, portée absente au fronton de l’entropie ; l’entropie est le désespoir de l’univers, au niveau planétaire on l’appelle la connerie ; les bleuets et les oursons, les raies et les escargots, l’indigène au dernier fond du dernier recul de la forêt amazonienne n’y peuvent rien si l’espèce dominante est une expérience suicidaire ratée par l’évolution ; alors quel est le principe de cet échec maximal poursuivi ad vitam rayée de la carte des étoiles ? Qui pourrait cracher la métaphysique de l’appendice nommée humanité sans homéostasie automatique, à pencher religieusement sur ses crottes pour terminer ses dernières nucléaires auto-mutilations ? Quel philosophe, qui peut comprendre, dérouler cet écart total entre l’instinct de mort et la beauté du vivant ? Pas moi, mais je bois à la santé du dernier vivant. Moi.
r/Poesie • u/quatrainsix • 3h ago
Les zigzags de la guérison
Un jour de paix, l’espoir m’apparut
Après tant de nuits désertes sans cordage
Auquel me raccrocher. Mes yeux avaient tant plu
Que je paraissais le double de mon âge.
Des regards remplis de douceur et de compassion
Asséchèrent mes pleurs, vaporisèrent mes frissons
D'angoisse, dans ce monde qui retrouvait sa chaleur :
Je parvenais à mon rythme à panser mon cœur.
Les lugubres traces du passé ne s'effaceront jamais.
Même si des fragments douloureux subsisteront,
Les liens tissés me tendront de divins mets,
Nourrissant mon âme en grave dénutrition.
J'apprendrai comment remonter la pente.
J'apprendrai que la guérison n'est pas linéaire.
J'apprendrai comment retrouver mes repères
Auprès de mes pairs, m'extrayant de l'épouvante.
r/Poesie • u/voirlame • 18h ago
L’oiseau des songes rappelle ses morts
Dans ces mémoires, l’oiseau des songes rappelle ses morts.
Ces images venues repeindre mes couloirs ne sont pas d’ici mais elles s’invitent quand même dans ma maison. La décoratrice traverse mes murs comme elle l’entend : je suis son hôte. Ainsi mon âme me vêt chaque jour de ses faveurs et m’incite à les partager afin que tout un chacun sache que la voie de l’âme est accessible à quiconque sera à l’écoute de ses intuitions.
Mais revenons à l’oiseau des songes tout droit venu de l’époque étrusque. On le peignait partout pour bénéficier de la protection de ceux qui avaient habité là avant de rejoindre le nid ; et de génération en génération, les fresques étaient choyées, rénovées ou embellies. Les successeurs romains auront repris ces décors dont le symbolisme tombera dans l’oubli.
Il y a 25 siècles, j’étais par l’âme un de ces étrusques. Rome était une ville en pleine mutation, un vivier pour les artistes, une aubaine pour le compositeur que j’incarnais alors.
r/Poesie • u/Ambitious-Border-764 • 15h ago
UN VENTO DI OSSIMORI
posizione fetale: ideale per lasciarti
abbracciare da morfeo - in una
sospensione lucente - la mente
assediata da iperboli
grandi come case
e da un vento di ossimori
r/Poesie • u/bobbooklover • 1d ago
Avis sur mon premier poême?
Douce chaleur de l’amitié,
Refroidie par la trahison,
Que d’attentes bafouées
Mènent à la rupture des relations.
Tel un pont qui nous relie,
Affaibli par le temps,
Fragile, frêle et fatigué,
À la merci du vent.
Chaleur confortable par moments,
Brûlante par d’autres,
Imprévisible et exaspérante,
Illusion de perfection,
Née de combustibles emplis de fautes.
Plus elle te brûle,
Plus elle te fait perdre foi,
Plus encore, elle te fait perdre toi.
Plus jamais, non, plus jamais, je n’y mettrai mon doigt.
Chaleur intense qui te fait perdre la voix,
Puis te fait perdre la voie,
Chaleur intense qui bride ce que tu vois,
Pour mieux être avec voi.
Certes, j’aime la chaleur, mais je préfère le froid,
Car lui, au moins, ne te brûlera pas.
r/Poesie • u/voirlame • 1d ago
Sauvé des futurs
Au bord du précipice, le futur n’a plus de présent.
Nous ignorons le savoir qui émane de l’inconscient.
Mais pourquoi s’astreindre en raison, à la détresse ?
Fuyons ces querelles égoïstes, partageons la liesse !
L’âme ouvre des chemins plus éclairés que l’espoir,
Des voies sublimes vers l’intemporalité, vers l’éveil.
Dans une seconde, la mort n’écrira plus : viens me voir,
Le présent aura conjugué l’instant, la vie, ses merveilles.
r/Poesie • u/bobbooklover • 1d ago
Pour Toi, Pour Moi
De toi à moi,
De moi à toi,
Je suis fier de moi,
Je suis fier de toi.
J’adore te percevoir
Dans un miroir,
Tous les jours,
Évoluant vers la gloire.
Là se trouve la source de ma fierté,
Là se trouve la source de mon amour,
J’aime nous voir évoluer,
Car nous sommes reliés pour toujours.
Le temps passé en ta compagnie
Reste pour moi les meilleurs jours.
Tu seras toujours ton meilleur ami,
Et tu seras pour moi toujours le grand amour.
Un trou créé par soi
Peut-il être comblé par les autres ?
À qui l’âme demanderait elle la voie,
Autre qu’à son hôte ?
Et quelle énorme faute, oui, quelle énorme faute,
Que d’aimer les autres plus que toi,
Car certes, l’amour qu’on cherche dans les autres
Se trouve en vérité au fond de soi.
r/Poesie • u/Same-Picture2442 • 1d ago
Visite chez Honoré Foutredieu
Honoré Foutredieu, honoré jusqu'alors,
Reçoit votre présence et pourtant s'indigne,
De savoir qu'un pauvre peut se trouver tant digne
De pénétrer chez lui, sans avoir autant d'or.
Honoré Foutredieu, calme jusqu'à présent,
S'énerve vivement dans son for intérieur,
Mais vous laisse rentrer dans sa grande demeure,
Vous dis de vous asseoir, vous offrant un présent.
Honoré Foutredieu, attendant à sa place,
Ordonne tout à coup l'apport du faste repas,
Amené en secret, quand la salle vapa,
Le tout se reflétait dans les immenses glaces.
Honoré Foutredieu, à la fin du dîner,
Vous ordonna d'ouvrir votre fameux présent,
Action exécutée sans force ce faisant,
Et une explosion apparut in fine.
Honoré Foutredieu, resté tant impassible,
Vous regarde, déçu, vous faire réduire en cendres,
Car au premier essai il n'a pu vous descendre,
Vous souffrez maintenant, sans un moment paisible.
Honoré Foutredieu, attendant votre mort,
Sait qu'elle est très proche mais ne sait le temps,
L'explosion s'est éteinte et vous en souffrez tant,
Mais le venin du vin en devient vraiment fort.
Vos veines se bloquent, le sang stagne partout,
Les plaies de l'explosif cessent d'être des fleuves
Rouges, et deviennent du vin les plus grandes veuves,
Vous êtes bien perdus car vous manquez de tout.
Après dix minutes et vingt vomissements,
La faucheuse est venue, vous sauvant de l'enfer,
Laissant au bas monde le plus de vos affaires,
Vous laissant allongé, regardé fermement.
Alexandre Rativaux
r/Poesie • u/Ambitious-Border-764 • 1d ago
TU REGINA DELLA NOTTE
sei nelle mie corde e metti ali
a sorvolare questo male oscuro
d’un mondo fatto a pezzi
tu regina della notte
poesia che ti sveli
al lume d’una luna menomante
l’anima è inclinata nella luce
ci salverà la bellezza?
r/Poesie • u/TeamParticular4138 • 1d ago
Respiro.
RESPIRO DOPO RESPIRO
DILATA NELLO SPAZIO
DALL' ORIGINE ALLA FINE
COME NEBBIA SOTTILE
NELLA CAVERNA DEL COSMO.
r/Poesie • u/Basic-Style-8512 • 1d ago
CHANSON TRISTE
Laisse-moi souffrir de plaisir,
Mourir de désir
Penser à toi, c’est te voir
Rêver de toi, c’est t’avoir
T’aimer même en rêvant
T’aimer comme avant
Dormir dans tes draps
Que tu ne frotteras
Te guetter dans ton miroir
Comme toujours chaque soir
Et comme dans tout deuil
Abdiquer tout orgueil
Être comme dans un duel
À qui sera le plus cruel
Être un rien
Être un chien
Et croire que le ciel
Est dans le matériel
Et croire que la mort
Pour une fois était dans son tort
Je te veille
Comme une abeille
Comme fait le soleil
Pendant le sommeil
Je me fouette
Quand je te souhaite
Souvenirs que j’adore
Pour que le Présent s’évapore
Je suis le fou
Loin du Grand Tout
Quitter le temps
Quelques instants
Aller au bal
Pour éloigner le Mal
Que tout sauf toi redevienne comme avant, un décor
Et non ce monde qui mord
Je délire comme le Vert
Qui au printemps aura tout recouvert
Que pour moi tu sois
Encore une fois
Laisse-moi souffrir de plaisir,
Mourir de désir
Penser à toi, c’est te voir
Rêver de toi, c’est t’avoir
r/Poesie • u/GoldenPianist • 1d ago
Une simple marche
Ce soir, j’ai peur de sortir seule.
Je marche, la clé entre les doigts.
Comme si une simple clé pouvait empêcher une simple agression.
Je marche, sans faire de bruit.
Je ne dois surtout pas aviser les prédateurs de ma présence.
Je marche, cellulaire à la main.
Comme si mon prédateur allait me dire “Vas-y, appelle à l’aide.”
Des gestes supposés me défendre.
Des gestes que j’ai appris jeune, beaucoup trop jeune.
Et pourtant, ma survie n’est pas garantie.
Parce qu’aujourd’hui, je suis une pièce de viande.
Une simple pièce de viande.
Non, les hommes ne sont pas tous des prédateurs.
Mais combien de femmes marchent,
la peur au ventre,
redoutant ceux qu’elles croisent?
La survie ne laisse pas le temps d’évaluer le danger.
On nous apprend à nous méfier d’un homme,
comme on nous apprend à nous méfier d’un ours.
Parce qu’aujourd’hui, je suis une pièce de viande.
Une simple pièce de viande.
Et ma survie, elle, n’est pas garantie.
Es-tu un allié bienveillant,
un témoin passif,
un agresseur désinvolte?
Comment faire la différence,
quand je dois survivre?
Un père a agressé une mère.
Un frère a agressé une sœur.
Un ami a agressé une amie.
Et un mari
a agressé sa femme.
Alors, comment avoir la certitude
que toi, tu seras différent?
Que toi, tu choisiras d’intervenir.
Que toi, tu choisiras la bienveillance.
Que toi, tu agiras.
Oui. Tu agiras.
Tu agiras,
contre la volonté d’un homme déterminé.
Déterminé à abuser,
à réparer son ego meurtri.
Pour, à son tour,
meurtrir une femme.
Une femme,
qui voulait prendre une marche.
Une simple marche.
Mais je ne suis pas une pièce de viande.
Je suis une mère.
Je suis une sœur.
Je suis une amie.
Je suis une femme.
Et le pouvoir que tu as voulu m’enlever…
Je me relèverai,
je me relèverai.
Et ton simple ego, lui, demeurera inchangé.
r/Poesie • u/Ambitious-Border-764 • 2d ago
SPLEEN 3
lo scoglio
e tu
come un tutt’uno
quasi sul ciglio
del mondo avvolto
in una strana luce
labbra di cielo
questo
contatto di sole
vedi nell’aria
marina
un gabbiano planare
su una solitudine
che ti lacera
all’infinito